OEUVRES ET AUTEURS ESSENTIELS
DE LA LITTERATURE
THAILANDAISE MODERNE
NB: La numérotation entre crochets indique des romans passionnants
(parfois essentiels dans l’histoire du roman thaïlandais) mais imparfaits.
Lorsqu’un titre est mentionné en anglais, cela veut dire que l’ouvrage a déjà
été traduit dans cette langue.
Pour lire des extraits de la plupart de ces ouvrages en anglais,
retourner à Menu.
Les romans importants
1 – L’Ombre blanche [Ngao sî kâo], Saneh Sangsuk (Dèn-arane Sengtong), 1994 –
roman autobiographique ébouriffant de poésie, d’érudition littéraire et de
provocation socioculturelle – paru aux Editions du Seuil en 2001.
2 – L'Empailleur de rêves, Nikom Raïyawâ, 1984 [High banks, heavy logs, Taling soung soung nak] – un éléphant, un
cornac, la vie, la mort, le sens de l’existence, très beau, très fort, très
(trop) sec – paru aux Éditions de l’Aube en 1998.
3 – La Chute de Fak [The judgment, Kampipâksâ], Tchât Kopjitti, 1981 – un innocent victime de la rumeur publique ; bouleversant ;
SEA Write Award 1982 – paru aux Editions
du Seuil en mars 2003.
4 – La Voix du sang, Arounwadî Arounmâte, 1997 –
le sang frais de la littérature thaï, à consommer à jeun de préférence – cherche éditeur.
Les petits chefs d’œuvre
5 – La maison natale [Bâne keut], Kanokpong Songsompane,
1996 – nostalgie, émois sexuels et les gifles du temps – 87 pages en thaï
– cherche éditeur.
6 – Temps et marées [Of time and tide, Talé
lè kânwélâ] Atsiri Tamma-tchôt,
1985 – un patchwork poétique qui dit la vie et la mort d’une communauté de
pêcheurs de bord de mer –168 pages en thaï, 150 pages en anglais format
TMC.
7 – L'empreinte du tigre [The path of
the tiger, Tâng seua], Sila Kômtchaï, 1989 – une aventure spirituelle dans la jungle,
d’une grande beauté stylistique – 78 pages touffues en thaï, 93 pages en
anglais.
8 – L’éléphant Maliwane [An elephant named Maliwan, Plaï Maliwane], Tanom Mahâpaoraya, 1942 – un conte lumineux et émouvant d’amour
et de sacrifice pour les plus de 15 ans – 100 pages en thaï, 80 pages en
anglais.
Les romans grand public
9 – Chiens fous et Cie [Mad Dogs & Co, Pan mâ bâ], Tchât Kopjitti, 1988 – un roman picaresque désopilant sur les
marginaux (hippies) thaïs – 650 pages en thaï.
10 – Quand le cobra [Cobra, Mè
bia], Wânit Jaroungkit-anane, 1985 – réalisme
magique à la thaï; une histoire d’amour qui tourne mal, fort bien écrite.
11 – Le temps en bouteille [Time in a bottle,
Wéla naï kouat kèo], Prapatsone Séwikoune, 1985 – le mal de vivre des jeunes bourgeois de
Bangkok dans les turbulentes années 1970.
[12] – Serpents [Snakes, Ngou], Wimone Saïnimnouane, 1984 – une attaque virulente des pratiques religieuses bouddhistes contemporaines – premier volet du Khoak Phra Nang
Quartet (Snakes, The Medium, Khoak
Phranang, Lord of the Land).
Les classiques
13 – L’histoire de Jan Dârâ [The story
of Jan Darra, Reuang
Kong Djane Dârâ], Outsana Pleungtam, 1964 – le
roman érotique thaïlandais, de style gothique, étonnant.
14 – Le revers du tableau [Behind the picture, Kâng.lâng Pâp], Sî Bourapâ,
1937 – une histoire d’amour interdit.
15 – Gens de qualité [Noblesse oblige, Pou Dî],
Dokmaï Sotte, 1937 – ou l’aristocratie du cœur, un
roman de mœurs par la Jane Austen thaïlandaise, partagée entre l’humour et la
vertu bouddhiste.
16 – Fille de joie [The woman of easy virtue,Ying
Kon Tchoua], Kor Sourangkanang, 1937 –
pute au grand cœur d’amour se meurt.
17 – Toutiyawissét [Thutiyawiseit, Toutiyawissét],
Bounleua Tépaya-souwane, 1966 – pouvoir politique et tragédie domestique,
fort bien écrit.
[18] – Le terrain des grands [The field
of the great, Toung Mahârât],
Mâlaï Tchoupinit, 1954 –
une fresque de la construction d’une communauté en province, style roman
d’aventure avec des bonheurs d’écriture.
[19] – L’amour de Wanlayâ [Wanlaya’s love, Kwâmrak
Kong Wanlayâ], Sénî Saowapong, 1952 – les tribulations d’étudiants et autres
Thaïs dans le Paris de l’après-guerre, un roman très rive-gauche.
[20] – Quatre règnes [Sî Pendine], Keukrit Prâmôte, 1957 – une grande fresque historique – 4 volumes,
1262 pages en thaï (Four Reigns, adaptation libre en
anglais plutôt que traduction).
[21] – Le cirque de la vie [The circus
of life, Lakon Heng Tchîwit],
Âkât-damkeung Rapîpat, 1929 – un jeune nobliau thaï se ronge les sangs en
Angleterre, en France et aux Etats-Unis.
[22] – Les spectres [Ghosts, Pîssât], Séni Saowapong, 1953 – roman politique et intellectuel.
23] – Petites natures [Sanim
Soï], Rong Wongsawane, 1955 – la vie d’un bordel bangkokien de l’après-guerre, très jazz dans le phrasé.
[24] – Le papillon et la fleur [Pîseua
Lè Dokmaï], Nippane, 1990 [?] – la dérive dans la folie d’une mère et
de son fils.
Chef d'œuvre inclassable
25 – Sonne l'heure [Time, Wélâ],
Tchât Kopjitti, 1994; SEA Write Award 1994 – nouveau
roman, approche multimédia (théâtre, cinéma, roman) d’une journée dans un
hospice de vieillardes – paru aux Éditions du Seuil
en 2002.
NOUVELLES
Deux auteurs s’imposent:
1 – Séksane Praseurtkoune [Seksan Prasertkul] (né en 1949 –
ex-dirigeant étudiant, ex-maquisard, universitaire, penseur, chroniqueur,
écrivain). Auteur d'un pur chef d'œuvre, une longue nouvelle qu'on peut lire
sur ce site – L’homme et le tigre, The man and the tiger, Kone Kap Seua – 30 pages en thaï)
– comme dans le recueil de nouvelles autobiographiques publié fin 1998 par Les Éditions
Kergour à Paris, Vivre debout.
2 – Wine Liaowarine/Win
Lyovarin (né en 1958? – publiciste, écrivain), SEA Write Award 1997 pour un roman
maladroit, auteur de nouvelles satiriques de facture ultramoderne, dont son
fameux Lôkiya-nippane
(Corps et âme, Body & Soul), qui compare geste par geste une putain et un
bonze et conclut qu’ils ont la même fonction sociale.
Autres nouvellistes importants: